Un semi-marathon pour les enfants de Cali

Un semi-marathon pour les enfants de Cali
Ce blog a été créé pour vous permettre de connaître l'action menée en faveur d'enfants défavorisés de Cali, par des Français membres de l'Apaec (Association des parents adoptifs d'enfants colombiens) et des Colombiens à l'origine de la fondation Lideres Constructores de Paz.
Le but est de soutenir les bénévoles de Lideres Constructores de Paz, à Cali, qui ont aidé un groupe d'enfants du quartier de Siloé qui travaillent dans la rue de 2001 à 2005.
Cette association a cherché à :
- éviter la déscolarisation
- prévenir la violence intra-familiale
- organiser des activités ludiques en adéquation avec leur âge
- mener des actions de santé.
- former des relais sur le terrain, parmi les enfants, afin de démultiplier les effets du travail effectué avec eux en terme de prévention de la violence, entre autres.
Côté français, un petit groupe de bénévoles : Céline, son mari Jean-Charles, son père Gilbert, Guylaine et leur ami Hervé sont à l'initiative de l'opération "Un semi-marathon pour les enfants de Cali". Leur but : trouver un maximum de coureurs s'engageant à courir sous les couleurs colombiennes chaque année lors du semi-marathon de Paris, et à prospecter des dons pour pouvoir perpétuer cette action. Céline, Jean-Charles et Hervé sont tous les trois en attente d'une adoption d'un enfant en Colombie.
En 2005, l'opération a généré 4300 euros de dons (pour une autre destination, toujours à Cali)
En 2006, cette opération a connu un très grand succès grâce à votre mobilisation et nous avons pu envoyer en juin 2007 la somme de 10 800 euros, soit l'INTEGRALITE des dons perçus.Cette action est également coordonnée par Antonio Perez, en charge de ce blog, Caleno pur souche, qui connaît bien Siloé et sa problématique pour y avoir vécu son enfance, et sa mère, Guylaine, en charge de la communication de cette opération, également membre de l'équipe de Lideres Constructores de Paz à Cali.
Vous pouvez nous aider en faisant connaître à tous vos proches les informations qui suivent, en vous joignant au prochain groupe de coureurs (pour l'édition 2007 !) ou en effectuant un don.[/c]Les chèques doivent être délivrés à l'ordre de l'APAEC, Association des parents adoptifs d'enfants colombiens en précisant au dos "Opération un semi-marathon pour les enfants de Cali". Tout don ouvre droit à un reçu et à une déduction fiscale.
Contact :
Céline Guéganou / « Opération semi-marathon »
25 résidence Beausoleil 92 210 ST CLOUD
L'Apaec parraine cette action, comme elle aide de nombreux programmes à travers la Colombie en faveur de l'enfance défavorisée ou en danger.



Sur la photo, au milieu du groupe d'enfants, Claudia Lorena Cortes, coordinatrice du projet Constructores de Paz.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 12:40

Modifié le mardi 26 juin 2007 06:45

Cali, le cartier de Siloé

Cali, le cartier de Siloé
Les habitants de Cali (département du Valle del Cauca) sont des Caleños. Ils
sont au nombre de 2,4 millions environ. Dans la deuxième ville de Colombie,
deux grands quartiers concentrent les plus grandes misères : Aguablanca et
Siloé.

Le quartier de Siloé :
Siloé est historiquement le premier grand bidonville peuplé par un exode
rural massif à Cali. Certaines zones de cette colline désolée de l'Ouest de la
métropole y sont plus dangereuses que d'autres. Au milieu des centaines
d'escaliers et des pentes raides qui s'entrecroisent dans cette ville dans la ville,
on dénombre treize bandes de délinquants. Chaque zone a sa bande, ce dont les
riverains se passeraient bien...
Chaque bande (pandilla) domine deux ou trois quadras (pâtés de maisons)
parfois plus. Selon leur point de vue, il s'agit là de leur territoire. La règle
est simple. Si une bande empiète sur le territoire d'une bande rivale, c'est à
ses risques et périls. Quand on naît sur la zone d'une bande, et que l'on
intègre cette pandilla, on devient forcément l'ennemi de la bande d'à côté.
Comme le regrette un policier dans les colonnes de la presse
locale : « Avant même de naître, ces jeunes héritent de vieilles ranc½urs.
Ceux du pâté de maison d'à côté sont leurs ennemis pour un meurtre commis cinq
ans auparavant. Et ainsi continue la chaîne des meurtres. » Les quartiers
finissent par être définis par la zone d'action de chaque bande. Et gare à ceux qui
cherchent à empiéter sur le territoire d'une autre pandilla. Pour cela, il
faut être téméraire, inconscient ou suicidaire !

Les enfants qui travaillent dans la rue :
Officiellement, en 2003, 3 000 mineurs travaillent dans les rues de Cali. Ils
ont souvent le sentiment illusoire d'être adultes et libres car ils gagnent
de quoi s'acheter à manger et de quoi se vêtir. Mais leur devenir est incertain et la déscolarisation handicape leur futur. D'après une enquête municipale,
39 % de ces enfants travaillent à un carrefour, près d'un feu rouge.
De son côté, le Dane (département d'études statistiques), en 1999, estime que
7 942 jeunes de 15 à 19 ans travaillent comme employés de maison à Cali. Ce
terme administratif cache une réalité assez sombre : des journées de travail de
douze à seize heures, pour des salaires inférieurs au minimum légal, parfois
pas de salaire du tout — ils sont logés et nourris en contrepartie —. Les
femmes déplacées, originaires de familles nombreuses où le chef de famille était
une femme seule avec de faibles ressources sont les plus touchées par ce
phénomène. Cali est récepteur de population immigrante par le déplacement forcé, ce
qui augmente la probabilité de risque de travail des enfants.
D'après l'étude Problématique des enfants de la rue de Cali-2003, les
enfants qui travaillent aux feux rouges sont plus souvent des garçons (67 % des cas)
que des filles.
La répartition par âge de cette population montre que plus de la
moitié des enfants ont entre 8 et 11 ans, un tiers a entre 12 et 14 ans. Dans 8 %
des cas, les enfants ont moins de 7 ans.

Les risques qui les guettent :
Parmi les nombreux risques qui guettent les enfants des rues de Cali ou
d'ailleurs : la drogue et l'alcool. Sur les 200 petits Caleños vivant à la rue
interrogés, 49 % ont reconnu avoir consommé de la drogue. L'initiation a été très
précoce puisque 46 % y ont goûté une première fois entre 5 et 10 ans, 36 %
entre 11 et 14 ans. Ce qui signifie que, pour la majorité des jeunes
consommateurs, cette première prise a eu lieu avant le départ dans la rue. Ils sont par la
suite devenus consommateurs réguliers en commençant à vivre dehors.
Les enfants des rues sont en majorité analphabètes. Bien sûr, ils apprennent
à compter rapidement. Mais leur notion des mathématiques s'arrête souvent là.
Leur intellect, mal stimulé, n'arrive pas au niveau d'abstraction des autres
enfants. Pour gagner plus d'argent, ils prennent plus de risques. Et se brûlent
avec leurs propres torches enflammées lors de leurs jongleries aux
carrefours. Le risque d'abus sexuel est également à prendre en compte. Tout comme celui
de devenir délinquants en intégrant une pandilla.

Leurs rêves :
S'ils sont préoccupés par leur subsistance au jour le jour, ils cultivent
toutefois des rêves. Dans une étude récente, 17,5 % ont déclaré réfléchir « à
l'adulte qu'ils seront, à leur future famille, à leur conjoint et à leurs enfants
». 14 % voudraient « changer de style de vie » c'est-à-dire ne pas rester
indéfiniment dans la rue et avoir une vie avec moins d'insécurité. Lorsque les
enquêteurs évoquent leurs projets, on apprend que 21 % aimeraient étudier, 14,5% voudraient rentrer chez eux, 13,5 % envisagent de travailler, 11,5 %
souhaiteraient étudier et travailler, 5 % seulement évoquent la possibilité de
rejoindre une institution.

La prévention :
La prévention serait donc le meilleur remède à la situation des enfants des
rues. Elle doit considérer non pas les enfants « à risques » mais leur famille
en globalité. Depuis quelques années, on voit se développer des projets qui
ont pour vocation de renforcer les liens entre les parents et les enfants et
développer les ateliers parents-enfants pour la prévention. La promotion des
espaces de loisirs, de sports et d'activités artistiques et culturelles peut être
un élément de réinsertion et de rapprochement entre les enfants de la rue et
leur famille.
Le dernier rempart contre la vie de la rue, c'est la scolarité. Aussi, là
encore, il faut faire en sorte que le moins d'enfants possible sortent du système
scolaire et sensibiliser la communauté dans son ensemble pour lui faire
prendre conscience de sa responsabilité. Pour ce qui est de la consommation de
drogue, la prévention, c'est sûr, doit se faire au sein de la famille, des
quartiers, car c'est à cause de la banalisation de sa consommation que les jeunes ont
une première prise de contact avec des substances psychotropes. Une étroite
collaboration entre les différentes institutions est nécessaire, un travail
coordonné, en concertation, sous forme de réseau, indispensable..
Constructores de Paz, à son niveau, a ½uvré dans ce sens, depuis 2001.
Un groupe d'enfants a été suivi pendant 4 ans. A leur tour désormais de faire profiter d'autres enfants de l'enseignement reçu, dans leur quartier. Une façon de semer des graines pour l'avenir. Constructores de paz souhaite relancer une action similaire mais ne dispose pas de fonds lui permettant de louer un local pour cela, d'acheter le matériel nécessaire, les fournitures scolaires, le nécessaire pour offrir une aide alimentaire etc. D'où notre opération en France, pour leur permettre de ré-ouvrir un nouveau groupe d'enfants bénéficiant de leur soutien.



Un mot d'Antonio, à l'origine de ce blog :
Je suis né à Siloé. J'y ai vécu huit ans et demi. C'est mon quartier, je
l'aime, et je suis content de participer à cette opération qui doit aider des
enfants qui y vivent aujourd'hui, en 2006.
La situation est très difficile à Siloé, mais il y a beaucoup de gaieté dans
le c½ur de ses habitants, de solidarité, de couleurs, et surtout beaucoup d'espoir.
Il faut aider les enfants de Siloé pour qu'ils puissent continuer à vivre à
Cali, y grandir, y travailler, y fonder leur famille comme n'importe quel jeune
de n'importe quel pays.
Je suis franco-colombien, et je remercie les Français et les Colombiens qui
se joindront à nous dans cette opération.
Antonio Perez, janvier 2006


Sur la photo, à gauche, des enfants travaillant aux feux rouges. Ce sont ces enfants auquel s'intéresse le programme Constructores de Paz. A droite en haut, une vue de Cali, en bas à droite, une ruelle de Siloé.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:07

Modifié le mardi 26 juin 2007 06:45

Qui sommes-nous ?

Qui sommes-nous ?
Céline et Jean-Charles Guéganou, membres de l'Apaec, nous attendons notre premier enfant de Colombie.
Gilbert Savelli... futur grand-père !
Hervé Perrin, avec Cécilia, il projette également un voyage en Amérique du Sud vers son futur enfant. Egalement membres de l'Apaec.
Antonio Perez, 17 ans, franco-colombien, né à Siloé.
Guylaine Perez, mère de deux enfants du Valle del Cauca (département de Cali)
... Avec le soutien de notre presidente à tous... Bernard Tomianka ! Bernard est président de l'Apaec, la plus grosse APPO de France (Association de parents adoptifs par pays d'origine).

Sur les photos, de gauche à droite :
- Guylaine Perez lors de la clôture de l'opération en 2005
- Bernard Tomianka, président de l'Apaec (Association des parents adoptifs d'enfants colombiens) dit... El Presidente
- Antonio Perez, administrateur de ce blog, franco-colombien
- l'équipe de coureurs : Gilbert Savelli, Hervé Perrin, Jean-Charles Guéganou, et celle qui est à l'origine de cette opération, Céline Guéganou.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:47

Modifié le mardi 26 juin 2007 06:45

Dimanche 5 mars 2006 : le jour J !

Dimanche 5 mars 2006 : le jour J !

Le dimanche 5 mars 2006 était le jour J pour les milliers de coureurs du semi-marathon de Paris. Parmi eux, en cette matinée froide mais exempte de pluie, une vingtaine de sportifs vêtus de jaune, bleu et de rouge, les couleurs du drapeau colombien.
Leurs supporters les attendaient au pied de la Tour Saint-Jacques, accompagnés en musique par le groupe Alvaro y los Copleros del llano (qui ont joué gratuitement) et ravitaillés en boissons et petites friandises (si ! Pour lutter contre le froid !) par Nimia de Cumbia (113 rue du Cherche-midi, à Paris VIe) qui n'avait pas oublié sa bonne humeur et son enthousiasme, contribuant ainsi à une bonne ambiance.



>> Les temps officiels :
- Vincent Brisset : 1h19 (209ème)
- Jacques Dauvois : 1h23 (530ème)
- Jean-Charles Guéganou : 1h36 (sans son lièvre Hervé, malade)
- Jérôme Taillardat : 1h38 (son 1er semi)
- Christian Geslin : 1h41 (papa depuis 5 jours de Ana Cristina, une petite
Caleña)
- Gilbert Savelli : 1h41(63 ans)
- Agnès Lamandé : 1h49 (199ème femme)
- Marc Chauchard : 1h58 (coach de Céline)
- Céline Guéganou : 1h58 (inespéré après 2 blessures en 1 an)
- Johann Caillaud : 2h36 (le plus méritant car il a terminé malgré une
tendinite au genou depuis le km10)
Sans compter les coureurs non inscrits au semi (inscriptions closes très tôt)
mais accompagnant notre groupe. Au total, une vingtaine de personnes.
A tous, un grand merci.
>> Côté dons, nous avons finalement atteint la somme inespérée de 10 800 euros !!!
Céline a réceptionné les dons et les a enregistrés, ce qui représente un gros
travail, Hugues, le trésorier de l'Apaec a également eu un surcroît de
travail avec cette opération (il se charge de l'envoi de l'argent en Colombie et
envoit les reçus fiscaux). Merci à eux deux.

En regardant la provenance, j'ai été très émue en constatant que des familles
entières avaient participé,
que certains d'entre vous avaient aussi
visiblement sollicité des voisins, des amis, puisque plusieurs dons venaient parfois du
même village. A tous, Céline, l'ensemble des coureurs et moi-même vous
remercions sincèrement.
>> L'AFP, Jogging International, le site internet de Parents (www.parents.fr), Le Parisien à deux reprises ont relayé notre action. Et même le quotidien El Pais dans son édition du 5 mars !

Contact presse :
Guylaine Perez : perezandco@aol.com ou 06 74 83 67 80

Contact donateurs et sportifs :
Céline Guéganou: celine070870@yahoo.fr ou 06 60 72 20 78


Pour en savoir plus sur les actions soutenues par l'Apaec :
Site de l'Apaec : http://www.apaec.fr.st




Côté communication :
- Le dossier de presse du semi marathon (ASO) présente la mention de notre opération.

- Cumbia, 113 rue du Cherche Midi, (Paris 6ème), et La Tienda, 57 rue Rodier (Paris 9ème)ont gracieusement relayé cette opération.

- Le magazine Jogging International a consacré un article à notre opération dans son numéro de mars.

- Le quotidien "Le Parisien" a relayé cette manifestation le jour J et le lendemain

- Notre mobilisation a fait l'objet d'une information du quotidien colombien "El Pais"

- Lors de l'Asssemblée générale de l'Apaec, le samedi 21 janvier à Boulogne, monsieur l'Ambassadeur de Colombie en France, Miguel Gomez, a exprimé très concrètement son soutien à notre projet.
Clemente Arturo Quintero, Consul de Colombie en France, a de son côté a mis à la disposition des visiteurs du consulat des dépliants expliquant notre action et permis la diffusion de l'information via les contacts Internet du Consulat.

- L'agenda culturel diffusé par l'ambassade en février et en mars envoyé à tous leurs contacts associatifs franco-colombiens a mentionné cette opération.

Un grand merci au magazine Top Familles pour son don de 400 euros !!!

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:54

Modifié le mardi 26 juin 2007 06:45

A l'origine de Lideres Constructores de Paz

A l'origine de Lideres Constructores de Paz
Le programme
« Constructeurs de paix », coordonné par Claudia Lorena Cortés,
une jeune Caleña, s'adresse depuis 2001 aux enfants qui travaillent aux feux, dans la rue
(petits vendeurs, jongleurs, laveurs de pare-brise) et qui vivent à Siloé, un bidonville au
sud de la ville, dans la commune 20.

Il a commencé avec 15 enfants, en novembre 2001. En 2004 il y en avait 35,
entre 4 et 16 ans, suivant le programme le samedi uniquement car les bénévoles
travaillaient le reste de la semaine et n'avaient pas les moyens de payer le
transport et l'alimentation plus d'un jour par semaine.
Malheureusement le programme ne bénéficie plus du soutien logistique de l'association qui l'aidait et les cinq bénévoles sont en cours de constitution d'une fondation. Pour cela, ils ont besoin de fonds pour louer un nouveau local à Siloé, des meubles, du matériel didactique, des fournitures scolaires etc.
Notre opération se proposait de les aider à relancer leur programme, et d'être ainsi les parrains de cette création.
Retour sur leur action passée.
Au départ, Claudia, sa s½ur et six autres bénévoles ont commencé par
organiser des fêtes pour les enfants. Un moment ludique, chaque samedi, pour leur
rendre une partie de leur enfance. Les bénévoles ont sillonné les rues de
quartiers défavorisés et ont invité les enfants qui traînaient dans la rue ou y
travaillaient à venir prendre un goûter, à faire des jeux, dans la maison de
l'association, à San Fernando. « Certains n'avaient pas confiance, d'autres si, et
ceux-là sont venus avec nous. Parfois, ils étaient accompagnés de grands frères
ou même de leurs parents » se souvient Claudia Lorena.
Mais ce n'étaient jamais les mêmes enfants qui participaient à ces moments de
récréation, d'un samedi sur l'autre. Et pourtant, pour agir réellement, la
petite équipe a vite compris la nécessité de les « fidéliser » pour leur
apporter plus que des éléments matériels. « Les valeurs et les comportements qu'ils
apprennent dans la rue ne sont pas appropriés et les risques qu'ils courent
sont très grands », explique Claudia, qui veut justement leur donner un autre
modèle de vie.
« C'est comme ça que nous avons décidé de former un groupe permanent et nous
les réunissons chaque semaine. Nous ne prenons les enfants que le samedi »,
détaille Claudia. « Nous sommes des bénévoles et travaillons ailleurs les autres
jours, et puis nous n'avons pas les moyens de payer le transport et
l'alimentation plus d'un jour par semaine. »

Les enfants qui participent à ce programme passent beaucoup de temps dans la
rue, où ils travaillent souvent pour ramener un peu d'argent au foyer.
Le but est de leur donner des après-midis récréatives, avec mise en place
d'ateliers (cuisine, théâtre, danse par exemple) et organisation de jeux, de leur
permettre d'accéder à des lieux inhabituels dans leur quotidien (visite du Musée
de l'Or par exemple), mais aussi de les faire participer à des journées de dépistages
sanitaires où ils peuvent consulter gratuitement un médecin ou un dentiste.
Les huit bénévoles (des étudiants pour la plupart) ont également mis en place
des ateliers avec les parents, sur l'environnement des enfants : des thèmes
comme l'estime de soi, les valeurs familiales, l'éducation sexuelle, les
relations avec les autres etc.
Ils apportent aussi une aide au moment de la rentrée pour obtenir des
fournitures scolaires et des vêtements. Ce volet est très important car parfois,
la seule raison de leur déscolarisation tient dans les frais nécessaires à
l'achat des fournitures scolaires. En leur offrant un « kit rentrée » et en
parlant avec les parents, les bénévoles de Cosntructores de Paz travaillent
activement à la prévention de la déscolarisation.

L'Apaec (Association des parents adoptifs d'enfants colombiens) a soutenu
cette ONG en 2005 par un don de 750 euros qui a permis d'acheter des fournitures
scolaires, du matériel ludique, de louer une salle une fois par mois et
d'apporter une aide alimentaire.

La coordinatrice du programme à Cali s'appelle Claudia Lorena, Sur place,
elle transformera vos dons en appui concret pour des enfants qui en ont vraiment
besoin.

# Posté le dimanche 08 janvier 2006 14:19

Modifié le mardi 26 juin 2007 17:30